Monaco Journal - Trophée des champions: premier accroc pour le PSG, surpris par Lens

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Trophée des champions: premier accroc pour le PSG, surpris par Lens
Trophée des champions: premier accroc pour le PSG, surpris par Lens / Photo: GEOFFROY VAN DER HASSELT - AFP/Archives

Trophée des champions: premier accroc pour le PSG, surpris par Lens

Quadruple tenant du titre, le Paris SG a dû laisser le Trophée des champions à Lens (1-0), combatif et résistant malgré une moitié de match disputée en infériorité numérique, dimanche soir au stade Bollaert.

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Quatre jours après avoir accueilli la Supercoupe d'Europe, acquise à Salzbourg face à Aston Villa (2-1), l'armoire à trophée du PSG restera cette fois fermée, alors que le club de la capitale était favori de ce premier match disputé sur la scène nationale cette saison.

Mais il a connu sa première fausse note dans ce duel entre les deux meilleures équipes de la saison dernière, battu par l'intensité et le cœur des Lensois, qui ont remporté le Trophée des champions pour la première fois, soutenus par un stade Bollaert de gala.

En dépit de nombreux départs - Wesley Saïd, Allan Saint-Maximin, Malang Sarr, Mamadou Sangaré, Adrien Thomasson - les Sang et Or n'ont pas perdu les fondements de leur jeu: le dépassement de soi, la ténacité et la débauche d'énergie.

Trop pour le Paris Saint-Germain, dont plusieurs cadres comme Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Fabian Ruiz ou encore Achraf Hakimi, entre autres, viennent de rentrer de vacances, un mois après avoir disputé la Coupe du monde.

Ce déficit physique s'est davantage vu à Bollaert qu'à Salzbourg, où les Parisiens, bien que bousculés par les Villans, ont joué avec la confiance d'un double champion d'Europe et une efficacité redoutable.

- Paris maladroit -

C'est justement dans ce domaine que Paris a failli dimanche soir, manquant les occasions qui lui auraient permis d'égaliser lors d'une deuxième période qu'il a dominée, en supériorité numérique pour sa plus grande partie.

Car ce match, parti à toute vitesse entre deux équipes qui se sont parfois livrées sans crainte, a complètement changé en sept minutes. D'abord quand Florian Thauvin a ouvert le score de façon un peu chanceuse en reprenant à bout portant un tir de Matthieu Udol manqué (32e).

Puis quand Kyllian Antonio, en retard dans son duel, a été coupable d'un tacle dangereux sur Maghnes Akliouche, recevant un carton rouge direct (39e).

Le match s'est alors franchement déséquilibré dans le jeu, Lens assumant une position plus défensive pour préserver son avantage en jouant bas et en pressant moins les Parisiens, ce qu'il faisait très bien jusqu'à présent. Les phases de possession lensoises se sont raréfiées, aussi.

Mais étonnamment, les joueurs de Luis Enrique n'ont pas su profiter de ce nouveau scénario. Désiré Doué a trouvé la barre transversale d'une frappe dans un angle fermé dans le temps additionnel de la première période, puis les Parisiens ont été moins dangereux et précis en deuxième (Vitinha, 50e; Nuno Mendes, 61e; Ousmane Dembélé, 74e, 84e).

- Revanche lensoise -

Ce sont Mendes (62e) et Dembélé (81e), entrés à l'heure de jeu, qui ont eu les deux meilleures occasions parisiennes d'égaliser, mais le premier a vu Robin Risser, auteur d'un match solide et serein, s'interposer, quand le second a complètement manqué sa reprise de volée, à quelques mètres des cages lensoises.

Les Parisiens ont définitivement laissé passer leur chance quand le latéral gauche portugais a été exclu pour un coup de coude sur Michal Skoras (87e), ce qui a d'ailleurs rendu ce match plus tendu, Andrija Bulatovic et Achraf Hakimi recevant deux cartons jaunes quelques minutes plus tard.

Dans les tribunes aussi, il régnait un air de revanche pour le club du bassin minier, frustré par le report de ce qui pouvait être le match du titre la saison dernière entre les deux formations, à la demande du PSG, qui souhaitait du repos supplémentaire pour sa joute européenne face à Liverpool. Le match avait alors perdu de son intérêt, de sa saveur, aussi.

Lens a eu sa revanche et débute idéalement son nouveau cycle avec Dino Toppmöller sur son banc. Pour Paris, cette première déception intervient alors que l'équipe, pas tout à fait formée (arrivées de Ferran Torres et Mika Godts samedi, départs attendus), est encore en rodage à l'aube d'une saison où elle visera un objectif bien plus haut: le triplé européen.

R.Tedeschi--MJ