François Hollande et le surnom 'Flanby' : l'origine d'une référence au dessert
Le sobriquet « Flanby », attribué à François Hollande, fait référence à un célèbre flan au caramel pour enfants. Né dans les couloirs du Parti socialiste en 2003, ce surnom a évolué d'une moquerie sur sa fermeté politique en un symbole de résilience, que l'ancien président a fini par assumer avec humour lors d'émissions publiques.
Le sobriquet « Flanby », attribué à François Hollande, fait référence à un célèbre flan au caramel pour enfants. Né dans les couloirs du Parti socialiste en 2003, ce surnom a évolué d'une moquerie sur sa fermeté politique en un symbole de résilience, que l'ancien président a fini par assumer avec humour lors d'émissions publiques.
Ce terme, qui évoque le dessert industriel imaginé en 1967 par la marque Chambourcy et repris par Nestlé au sein de Lactalis Nestlé Produits Frais, tire son origine d'une image visuelle précise. Dans un article du Point consacré aux sobriquets présidentiels, le flan est décrit comme « flageolant » mais capable de retrouver sa forme après avoir été secoué. Cette texture tremblotante a inspiré les adversaires politiques de Hollande, perçu à l'époque comme un leader malléable qui encaissait les coups au sein du Parti socialiste sans jamais disparaître.
L'histoire du surnom commence véritablement en 2003, dans les couloirs de l'Assemblée nationale. Selon Le Point, Arnaud Montebourg, alors figure montante de la gauche, aurait lâché devant des collègues : « Hollande, c'est Flanby. » À cette époque, le premier secrétaire du Parti socialiste, devenu leader naturel après la défaite électorale du 21 avril 2002, traînait déjà une réputation de chef trop souple. La formule, simple et visuelle, a circulé rapidement parmi les militants avant d'être reprise par la presse généraliste et des titres satiriques comme Le Canard enchaîné.
Lorsque François Hollande accède à l'Élysée en 2012, l'expression dépasse les frontières nationales. Plusieurs journaux étrangers le présentent alors comme un président « Flanby », le comparant à un pudding vacillant plutôt qu'à un homme fort. Cette comparaison souligne une perception de faiblesse structurelle, mais aussi d'une capacité surprenante à ne pas se briser sous la pression.
L'attitude de l'ancien président face à ce sobriquet a changé avec le temps. Lors de l'émission Au Tableau ! diffusée sur C8 le 13 juin 2018, François Hollande a raconté à des enfants comment il avait appris à assumer cette étiquette. Interrogé sur ce surnom peu flatteur, il a répondu, cité par Gala : « Il veut me blesser, mais c'est une très bonne proposition : je ne connais personne qui n'aime pas le Flanby ! » En transformant la pique en clin d'œil, il rappelle que ce dessert reste associé à quelque chose de populaire et universellement apprécié.
Le surnom Flanby voisine avec bien d'autres étiquettes attribuées à Hollande. Laurent Fabius avait lancé : « A-t-on jamais caché un éléphant derrière une fraise des bois ? », pour moquer le patron du Parti socialiste. Plus tard, Guillaume Bachelay parlera de « Guimauve le Conquérant », tandis que d'autres préféreront « Fraise Tagada » ou « Monsieur petites blagues ». François Hollande accepte globalement ces surnoms, même s'il s'agace quand on retient davantage sa cravate de travers que ses décisions politiques.
M.Ferraro--MJ