Monaco Journal - Le programme nucléaire nord-coréen est "absolument non-négociable", affirme la soeur de Kim avant la visite de Xi

Euronext
AEX -0.55% 1041.1
BEL20 0.75% 5579.6
PX1 -0.32% 8218.24
ISEQ -0.2% 13113.23
OSEBX 0.11% 2003.92 kr
PSI20 0.13% 8931.54
ENTEC -0.41% 1416.23
BIOTK 4.07% 4240.58
N150 -0.2% 4209.84
Le programme nucléaire nord-coréen est "absolument non-négociable", affirme la soeur de Kim avant la visite de Xi
Le programme nucléaire nord-coréen est "absolument non-négociable", affirme la soeur de Kim avant la visite de Xi / Photo: Jade Gao - AFP/Archives

Le programme nucléaire nord-coréen est "absolument non-négociable", affirme la soeur de Kim avant la visite de Xi

Le programme d'armement nucléaire de la Corée du Nord est "absolument non-négociable", a affirmé la puissante soeur du dirigeant Kim Jong Un, Kim Yo Jong, citée dimanche par les médias officiels de son pays à la veille d'une visite du président chinois Xi Jinping.

Taille du texte:

"Notre statut de puissance nucléaire est absolument non-négociable. Nous ne tolérerons aucune menace", a déclaré Kim Yo Jong dans une tribune datée de samedi et publiée par le quotidien officiel Rodong Sinmun dans son édition de dimanche.

La soeur de Kim Jong Un n'est officiellement que la directrice du département des affaires générales du Parti des travailleurs de Corée au pouvoir. Mais elle est considérée comme le bras droit et la confidente de son frère, et comme une actrice-clé de la communication et de la politique étrangère du pays.

La Corée du Nord a gravé en 2023 dans sa Constitution le caractère irréversible de son statut de puissance nucléaire, un principe proclamé un an plus tôt par Kim Jong Un, alors que le pays est sous le coup de lourdes sanctions internationales pour ses programmes d'armes atomiques et de missiles balistiques.

La Corée du Sud, les Etats-Unis et d'autres membres de la communauté internationale posent la dénucléarisation de la Corée du Nord comme la condition préalable à toute levée des sanctions.

Mais Pyongyang considère son arsenal nucléaire, estimé à quelques dizaines d'ogives, comme une assurance-vie contre toute tentative d'invasion ou de renversement de son régime. Une conviction renforcée par les interventions militaires menées ces derniers mois par les Etats-Unis contre l'Iran et le Venezuela.

- "Rêves anachroniques" -

La tribune de Kim Yo Jong réagissait à un communiqué publié le 17 mai par la Maison Blanche, qui affirmait qu'au cours d'une visite d'Etat à Pékin, le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping avaient "réaffirmé leur objectif commun de dénucléarisation de la Corée du Nord".

"Certains responsables aux Etats-Unis ne se sont pas encore réveillés de leurs rêves irréalistes et anachroniques", a fustigé Mme Kim dans sa tribune.

"Toute tentative des Etats-Unis visant à nier ou à contester le statut de puissance nucléaire de la République populaire démocratique de Corée n'a aucune valeur juridique, et personne ne sera lié par les déclarations rhétoriques unilatérales de Washington", a-t-elle poursuivi, désignant la Corée du Nord par son nom officiel.

"La politique de renforcement continu de la force de dissuasion nucléaire défensive du pays, telle que définie par le dirigeant de la nation, est une voie irréversible qui doit être mise en œuvre sans faillir", a-t-elle ajouté.

Les déclarations de Kim Yo Jong sont publiées à la veille de l'arrivée en Corée du Nord de Xi Jinping, dont le pays est l'allié et le principal soutien économique de Pyongyang.

Selon le Comité national sur la Corée du Nord, un groupe de réflexion basé à Washington, la Corée du Nord dépendait en 2022 de la Chine pour près de 95% de son commerce total et 85% de ses exportations.

Dans le passé, la Chine, préoccupée par la possibilité d'un conflit régional à ses portes, a soutenu le principe de dénucléarisation de la Péninsule coréenne, et a même voté plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU sanctionnant Pyongyang entre 2006 et 2017.

Sa position à l'égard du programme nucléaire nord-coréen s'est cependant adoucie depuis, la première priorité de Pékin étant, selon les analystes, la stabilité du régime en Corée du Nord, Etat-tampon face aux forces américaines en Corée du Sud.

A.Vincent--MJ