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Israël se prévaut de l'aval américain pour frapper la banlieue sud de Beyrouth en cas d'attaques sur son sol

Israël se prévaut de l'aval américain pour frapper la banlieue sud de Beyrouth en cas d'attaques sur son sol

Israël a indiqué avoir reçu l'aval américain pour frapper la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, si le mouvement pro-iranien continuait ses attaques sur son territoire, après que Donald Trump a assuré que les deux camps lui avaient promis l'apaisement.

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Le président américain a indiqué lundi soir sur son réseau Truth Social que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth et que le Hezbollah allait "cesser totalement le feu".

Mais alors que ces annonces laissent notamment en suspens la situation dans le sud du pays, et que doit s'ouvrir dans la journée à Washington une quatrième session de pourparlers entre Le Liban et Israël, les combats qui opposent l'armée israélienne et le Hezbollah depuis le 2 mars, se sont poursuivis.

Des frappes israéliennes lundi soir ont fait au moins six morts dans le sud du pays, portant à 13 le bilan global pour la journée, selon des sources libanaises. Et le Hezbollah a revendiqué mardi une attaque à la roquette contre un char israélien à Hadatha dans la région, disant y lutter contre "l'avancée des forces israéliennes".

L'armée israélienne a aussi annoncé l'interception de deux projectiles en provenance du Liban, sans faire état de blessés.

L'Iran, engagé dans des discussions indirectes avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient - qui a gagné le Liban quand le Hezbollah a mené des tirs sur Israël en soutien à Téhéran - exige que tout accord avec Washington inclue la fin des hostilités sur le front libanais.

Arguant de "violations répétées du cessez-le-feu", théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, par le Hezbollah et d'attaques contre son pays, M. Netanyahu avait menacé lundi de frapper la banlieue sud de Beyrouth, provoquant un mouvement de panique au sein de la population.

Selon le média américain Axios, Donald Trump l'a traité de "complètement fou" et l'a accusé, au cours d'une conversation téléphonique, de mettre en péril les négociations avec l'Iran.

- Principe "validé" -

Mardi, le ministre de la Défense israélien Israël Katz a cependant affirmé que les Etats-Unis avait "validé le principe" selon lequel son pays pourrait frapper la banlieue sud si le Hezbollah poursuivait ses frappes sur le sol israélien.

"Si un accord de cessez-le-feu global est obtenu", le président du Parlement libanais Nabih Berri, qui joue un rôle d'intermédiaire entre le Hezbollah et les Etats-Unis, en garantira le respect par la formation pro-iranienne, a déclaré mardi son conseiller à l'AFP.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, fuie par ses habitants la veille, beaucoup de magasins sont fermés mardi, alors qu'un drone survole le secteur à basse altitude, selon un journaliste de l'AFP.

Mais Leila Shahab, une habitante de 35 ans, s'est décidée à revenir: "nous avons constaté que la situation s'est un peu calmée", affirme-t-elle à l'AFP.

Outre ses frappes aériennes quotidiennes, principalement dans le sud du Liban, l'armée israélienne mène chez son voisin son incursion militaire la plus profonde depuis l'an 2000, quand elle s'en était retirée après 18 années d'occupation.

- Réunion à Washington -

Depuis que le pays a été entraîné dans le conflit régional, plus de 3.412 personnes ont été tuées au Liban, et plus d'un million déplacées, selon Beyrouth. Le bilan est de 27 morts côté israélien - 26 soldats et un contractuel civil.

"Ce que nous voulons, c'est que les discussions qui sont prévues cette semaine (...) puissent se tenir dans les meilleures conditions", a-t-il ajouté, en référence au nouveau cycle de négociations entre émissaires libanais et israéliens prévu mardi et mercredi à Washington.

Il s'agit du 4e cycle de tractations depuis le 2 mars entre les deux pays qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques. Le Hezbollah, dont Israël réclame le désarmement effectif, comme s'y est engagé Beyrouth, s'oppose à de telles discussions.

S.Leroy--MJ