Monaco Journal - Loi d'urgence agricole critiquée : Lecornu demande aux ministres de "consulter" les groupes parlementaires

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Loi d'urgence agricole critiquée : Lecornu demande aux ministres de "consulter" les groupes parlementaires
Loi d'urgence agricole critiquée : Lecornu demande aux ministres de "consulter" les groupes parlementaires / Photo: Thomas SAMSON - AFP/Archives

Loi d'urgence agricole critiquée : Lecornu demande aux ministres de "consulter" les groupes parlementaires

Sébastien Lecornu a demandé aux ministres concernés par le projet de loi d'urgence agricole de "consulter" les groupes parlementaires, a fait savoir vendredi son entourage, alors que le gouvernement craint un rejet du texte malgré un compromis trouvé la veille entre députés et sénateurs qui n'a pas apaisé les critiques.

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"Le Premier ministre (Sébastien Lecornu) a demandé aux ministres compétents de consulter les groupes politiques de l’Assemblée pour recueillir leur analyse et position sur le texte issu de la commission mixte paritaire" (CMP), a rapporté l'entourage de M. Lecornu.

Après plus de six heures de discussion, 14 parlementaires du Sénat et de l'Assemblée nationale, réunis en CMP, ont abouti jeudi à un texte commun qui comporte des mesures très contestées sur la gestion de l'eau et la réintroduction de pesticides interdits.

Le texte de compromis permet de réintroduire à titre dérogatoire deux pesticides interdits en France mais autorisés dans l'Union européenne, l'acétamipride et le flupyradifurone, pour une poignée de filières en difficulté.

Mais cet accord sur les insecticides met dans l'embarras le bloc central, fracturé sur cette question.

Jeudi matin, l'entourage de M. Lecornu avait alerté sur "le risque que l'ensemble du texte soit rejeté à l'Assemblée nationale" si cette mesure était maintenue.

Le groupe Renaissance doit se réunir en début d'après-midi pour tenter de trouver une position commune, a appris l'AFP auprès de ce dernier.

Sur l'eau, le texte comporte aussi un volet très critiqué sur la gestion et la gouvernance de cette ressource. Les sénateurs ont accepté quelques concessions, mais des mesures comme la modification de la tutelle des agences de l'eau ou le doublement d'ici à 2035 de la capacité de stockage de l'eau à des fins agricoles inquiètent la ministre de la Transition écologique Monique Barbut.

Le gouvernement peut toujours amender le texte jusqu'à la dernière minute lors de l'examen définitif du projet.

M.Bernard--MJ