Monaco Journal - Avant "l'acte V", l'incertitude plane sur la suite du mouvement lycéen

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Avant "l'acte V", l'incertitude plane sur la suite du mouvement lycéen
Avant "l'acte V", l'incertitude plane sur la suite du mouvement lycéen / Photo: JEFF PACHOUD - AFP

Avant "l'acte V", l'incertitude plane sur la suite du mouvement lycéen

Retour en classe ou poursuite des blocages ? L'incertitude demeure vendredi sur la suite du mouvement lycéen, alors que les organisations appellent à un "acte V" mardi et que gouvernement et représentants de la jeunesse ont convenu de poursuivre leurs discussions d'ici là.

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À l'issue d'une nouvelle journée de mobilisation nationale un peu moins suivie que les précédentes, l'intersyndicale étudiante et professionnelle a appelé jeudi à une nouvelle journée de rassemblements et de grève le 13 octobre.

Les appels à poursuivre le mouvement ont également été relayés par les représentants lycéens reçus par les ministres de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur.

Invité du journal de TF1 jeudi soir, le ministre de l'Éducation Edouard Geffray a annoncé que 3.000 professeurs remplaçants allaient être déployés dans les lycées où la situation est la plus critique "dans les heures qui viennent", espérant ainsi répondre à l'une des revendications du mouvement.

Il a aussi assuré que la parole des lycéens, recueillie sur une plateforme de concertation mise en ligne depuis lundi soir, serait entendue et que le gouvernement déposerait des amendements au projet de budget pour prendre en compte certaines de leurs demandes. Une promesse faite également par Sébastien Lecornu, sur X.

Un peu plus tôt, les représentants des lycéens sont ressortis plutôt déçus de leur rencontre au ministère.

"Le ministre nous a fait des annonces qui, sur un sujet seulement, la démocratie scolaire, sont satisfaisantes. Sur le reste, elles ne le sont absolument pas", a affirmé à la presse Louis Letoublon, des Lycéens! à l'issue de près de deux heures d'échanges, souhaitant "intensifier le mouvement pour garder le rapport de force auprès du gouvernement".

- "Des miettes" -

"On nous annonce quelques miettes et sur Parcoursup on nous dit plus de transparence", a de son côté déploré Marius Mesnil, le représentant de l'Union syndicale lycéenne (USL) qui souhaite la "suppression" de la plateforme d'orientation post-bac.

Il a appelé "tous les lycéens, les parents d'élèves, les travailleurs, à se mobiliser pour l'acte V de la mobilisation" mardi, "à bloquer leurs lycées, leurs établissements et à venir manifester".

Le représentant de Renouveau lycéen, Nathanaël Combary - également adhérent du parti Renaissance - a lui salué "quelques avancées" et s'est dit "satisfait".

Les discussions doivent toutefois se poursuivre. Les ministres recevront de nouveau les organisations lundi pour travailler notamment sur la transparence de Parcoursup et les tensions liées aux capacités d'accueil dans l'enseignement supérieur.

"Aujourd'hui, on a vraiment la volonté, sans ligne rouge, de notre part, de travailler et d'ouvrir la discussion", a assuré le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste.

Il a évoqué la "lisibilité" et la "transparence" de Parcoursup et "l'identification des points de tension dans les capacités d'accueil partout en France" dans les universités.

Édouard Geffray a pour sa part réaffirmé qu'aucune suppression de postes n'était prévue dans les lycées en 2027 et annoncé un renforcement de la représentation des élèves de la voie professionnelle dans les instances consultatives.

Si la mobilisation était moins importante jeudi que lors de l'acte III de mardi, les rassemblements ont encore réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes, notamment place de la Bastille à Paris.

Au total, 71.500 personnes ont manifesté jeudi en France, dont 24.500 à Paris, a indiqué le ministère de l'Intérieur.

Selon le ministère, "environ 96% des établissements (étaient) ouverts" et 157 lycées (sur 3.700) fermés à la mi-journée.

L.Moretti--MJ