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Les Houthis revendiquent de nouvelles attaques sur l'aéroport de Ryad
Les Houthis revendiquent de nouvelles attaques sur l'aéroport de Ryad / Photo: - - AFP/Archives

Les Houthis revendiquent de nouvelles attaques sur l'aéroport de Ryad

Les Houthis ont revendiqué mercredi de nouveaux tirs de missiles et drones sur l'aéroport de la capitale saoudienne, interceptés selon Ryad qui tente également de contrer ces combattants pro-iraniens dans le Yémen voisin.

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"Nos forces armées ont ciblé l'aéroport international avec un missile, la frappe a été précise grâce à Dieu, et a entraîné une suspension du trafic à l'aéroport", a déclaré sur X le porte-parole militaire des Houthis Yahya Saree, après avoir également signalé dans la nuit des attaques sur des sites militaires du sud de l'Arabie saoudite.

Peu avant l'annonce houthie, Ryad avait déclaré avoir intercepté un tir de missile dans le nord de Ryad, où se situe l'aéroport, déjà ciblé cette semaine.

Le trafic y est régulièrement perturbé, selon le site de suivi Flightradar24, alors que les Houthis ont prévenu les compagnies aériennes que le ciel saoudien n'était "pas sûr".

Le conflit entre les Houthis, qui contrôlent la capitale yéménite Sanaa et de vastes pans du pays depuis plus d'une décennie, et le gouvernement reconnu par la communauté internationale et soutenu par Ryad, s'est réveillé en juillet après des années d'accalmie, devenant le nouveau front de la guerre au Moyen-Orient.

Une offensive éclair des Houthis en septembre leur a permis de prendre le contrôle de l'ensemble du littoral yéménite donnant sur la mer Rouge, et de renforcer leur emprise sur le stratégique détroit de Bab el-Mandeb, qui relie l'Asie à l'Europe via le canal de Suez.

Les forces gouvernementales, appuyées par des avions de combat saoudiens, ont lancé une contre-offensive le week-end dernier, revendiquant "des victoires sur plusieurs fronts", notamment sur le littoral de la mer Rouge.

Mais les Houthis réfutent ces avancées, et des sources militaires des deux camps interrogées par l'AFP n'ont pas rapporté d'évolutions majeures sur le terrain.

Les positions de chacun sont difficiles à déterminer de manière indépendante, dans des zones difficiles d'accès pour les journalistes.

- Soutien attendu d'Ankara et Islamabad -

Les combats s'y intensifient cependant sans conteste, avec un bilan donné mardi de 270 morts en 24 heures des deux côtés, selon les mêmes sources sources à l'AFP.

Ryad a encore frappé dans la nuit plusieurs régions tenues par les combattants, dont la capitale Sanaa, selon la chaîne Almasirah affiliée aux Houthis pro-iraniens.

Eux ont attaqué l'aéroport d'Aden, dans le sud du Yémen, selon le gouvernement où s'est replié le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Peinant à repousser les attaques des Houthis, en Arabie saoudite comme au Yémen, Ryad et ses alliés ont réclamé à plusieurs reprises un soutien international ces dernières semaines, notamment des Etats-Unis, sans succès jusqu'ici.

La Turquie, le Pakistan et l'Arabie saoudite se sont mis d'accord en revanche pour passer "immédiatement à la mise en pratique" d'un accord de défense, signé en août à La Mecque.

Ils ont annoncé lundi leur intention de "fournir les forces et moyens militaires convenus, et les déployer rapidement dans le royaume".

Cette annonce, qui n'a pour l'heure pas été suivie d'effets connus, "suggère un déploiement à caractère défensif", visant à aider Ryad à intercepter les missiles et drones houthis, a commenté Hamish Kinnear, du cabinet Verisk Maplecroft.

Car Ankara et Islamabad sont "peu enclins à se laisser entraîner dans une guerre contre l'Iran et soucieux de conserver leur rôle de médiateurs entre Washington et Téhéran", estime-t-il.

Le conflit continue à perturber sérieusement le pétrole saoudien - Ryad est le premier exportateur mondial de brut - avec des attaques régulières des Houthis sur leurs installations.

Lundi, ils ont ciblé une raffinerie du géant saoudien Aramco sur la mer Rouge, et la veille, l'oléoduc Est-Ouest avait été mis à l'arrêt selon une source du secteur énergétique àl'AFP. Il est devenu vital pour le royaume depuis que les exportations saoudiennes sont largement affectées de l'autre côté de la péninsule arabique, avec le verrouillage d'Ormuz par l'Iran.

bur-ds-saa/mdh/anb

G.Lombardi--MJ