Monaco Journal - Wall Street clôture dans le rouge, subit les hausses défavorables du pétrole et des taux

Euronext
AEX 0.36% 1116.12 €
BEL20 -0.33% 5685.37 €
PX1 0.01% 8078.48 €
ISEQ 0.56% 14463.32 €
OSEBX 0.57% 2094.49 kr
PSI20 0.08% 9712.35 €
ENTEC -0.41% 1416.23 €
BIOTK 0.27% 4481.36 €
N150 0.15% 4240.43 €
Wall Street clôture dans le rouge, subit les hausses défavorables du pétrole et des taux
Wall Street clôture dans le rouge, subit les hausses défavorables du pétrole et des taux / Photo: CHARLY TRIBALLEAU - AFP

Wall Street clôture dans le rouge, subit les hausses défavorables du pétrole et des taux

La Bourse de New York a terminé en recul lundi, la hausse des cours du pétrole continuant d'exercer une pression négative sur les actions et de renchérir les coûts d'emprunt.

Taille du texte:

Le Dow Jones a cédé 0,67%, l'indice Nasdaq a lâché de 0,92% et l'indice élargi S&P 500 a perdu 0,77%.

"L'impasse persistante entre Washington et Téhéran secoue les marchés en ce début de semaine", estime Jose Torres, de la plateforme Interactive Brokers.

Le président américain Donald Trump a publiquement rejeté une offre iranienne visant à rouvrir le détroit d'Ormuz.

Il a toutefois déclaré au média américain Axios s'attendre à une reprise des négociations avec l'Iran dans les prochains jours.

Aucune nouvelle session de discussions entre les deux pays n'a été annoncée mais le chef de la diplomatie iranienne doit rencontrer lundi le médiateur qatari à New York, a affirmé la télévision d'Etat Irib.

"L'optimisme quant à la conclusion d'un accord s'estompe", juge Fiona Cincotta, de la plateforme Forex.com.

Le baril de Brent, référence internationale pour le pétrole, a pris lundi près de 1% et reste campé bien au-dessus du seuil symbolique de 100 dollars.

"La prime géopolitique qui soutient les cours du pétrole fait craindre à Wall Street que la Fed (la banque centrale américaine, ndlr) ne resserre considérablement sa politique monétaire pour juguler l'inflation", note Jose Torres.

Selon l'outil de veille CME FedWatch, le marché est certain qu'un nouveau tour de vis monétaire interviendra d'ici la fin de l'année, possiblement dès la prochaine réunion de l'institution fin octobre.

La place new-yorkaise préfère un environnement monétaire plus souple, généralement plus favorable aux bénéfices des entreprises.

Dans ce contexte, les investisseurs demandent plus cher pour prêter à l'Etat américain, estimant que les hauts prix de l'énergie vont alimenter l'inflation et amoindrir leurs marges.

Vers 20H20 GMT, le taux d'intérêt de la dette publique des Etats-Unis évoluait à 5,23% après avoir grimpé jusqu'à 5,27%, un niveau plus observé depuis 19 ans. A la clôture vendredi, il était à 5,16%.

"Le calendrier économique s'annonce chargé en cette fin de mois, (...) toutefois, le contexte géopolitique devrait rester le principal moteur des marchés dans les jours à venir", anticipe M. Torres.

Une vague de données sur l'emploi du mois de septembre aux Etats-Unis est attendue cette semaine.

"La principale préoccupation des marchés n'est pas que les conditions de l'emploi puissent soudainement se détériorer. C'est presque le contraire", souligne Fiona Cincotta. La bonne santé du marché de travail laissera à la Fed le champs libre de lutter contre l'inflation.

L'indice PCE sur les hausses de prix du mois d'août doit d'ailleurs être publié vendredi.

Côté entreprises, le géant américain de la base de données MongoDB a plongé de 18,48% à 334,68 dollars après le départ de son patron Chirantan Desai pour Meta.

La biotech Kodiak Sciences (+177,96% à 89,92 dollars) s'est envolée en orbite après avoir dévoilé des résultats positifs d'essais cliniques pour deux de ses traitements dédiés à la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA).

L'action du constructeur aéronautique Boeing a chuté de 6,91% à 184,39 dollars à cause d'un défaut dans une nouvelle version d'un logiciel qui pourrait provoquer des défaillances de le système de navigation de ses appareils.

L.Pascal--MJ