BMW: le bénéfice net trimestriel chute plombé par le recul des ventes en Chine
Le géant de l'automobile BMW a annoncé jeudi une chute de plus d'un tiers de son bénéfice net au deuxième trimestre, marqué encore une fois par une intense compétition en Chine, alors qu'il prévoit de supprimer environ 8.000 emplois d'ici fin 2027 selon une source de l'entreprise.
Selon un communiqué, le résultat net du groupe s'est établi à 1,2 milliard d'euros entre avril et juin, en baisse de 34,9% sur un an, à cause d'une concurrence accrue "dans la région Asie-Pacifique" et particulièrement en Chine, et "des conséquences du conflit qui perdure au Moyen-Orient".
Ce niveau est toutefois légèrement supérieur au consensus établi par les analystes de la plateforme Factset qui tablaient sur un bénéfice net de 1,134 milliard d'euros.
Dans ce contexte, le président du directoire de BMW, Milan Nedeljković, cité dans le communiqué, a dit "travailler à la refonte" de l'organisation et des processus, "afin de positionner l'entreprise pour qu'elle reste compétitive à l'avenir".
Cela passe notamment par un "accord" conclu avec le comité d'entreprise "concernant un vaste programme de restructuration des effectifs comprenant des plans de départs volontaires".
Selon une source au sein de BMW, quelque 40.000 des 85.000 salariés du constructeur en Allemagne, hors personnels de production, recevront à partir d'octobre une offre de départ volontaire.
"Les effectifs seront au final réduits d'environ 8.000 personnes d'ici la fin 2027. Nous travaillons sur cette base", a indiqué mercredi à l'AFP une personne informée de ce plan.
Comme ses concurrents allemands Volkswagen et Mercedes-Benz, le groupe de Munich voit ses résultats se dégrader de mois en mois à cause de la concurrence sur le marché chinois où ses livraisons de véhicules ont plongé de 30,2% sur un an au deuxième trimestre.
La pression exercée sur les prix par les constructeurs locaux pèse lourdement sur la rentabilité de BMW dont la marge opérationnelle du segment automobile s'est établie à 2,3%, contre 5,4% un an plus tôt.
Pour l'année 2026, le groupe prévoit une rentabilité pour son activité automobile comprise entre 1 et 3%, un niveau historiquement bas pour un constructeur de véhicules haut de gamme.
S.Leroy--MJ