La Bourse de Paris en recul, malgré la bonne santé du luxe
La Bourse de Paris était en recul mercredi, malgré des mouvements d'achat sur le secteur du luxe, les investisseurs devant arbitrer entre de nombreuses informations de marché.
Vers 10H00 de Paris, l'indice du CAC 40 modérait son recul (-0,12% soit un recul de 10,33 points à 8.356,52 points).
La veille, le panier des 40 valeurs principales de Paris avait terminé à l'équilibre grâce à l'annonce d'un recul de l'inflation en juin aux Etats-Unis qui a redonné le moral aux investisseurs (+0,03% soit 2,20 points à 8.366,85 points).
Après une heure d'échange, les investisseurs décidés à prendre des risques privilégiaient les valeurs du luxe (LVMH +2,94% à 497,10 euros, Kering +3,44% à 252,80 euros, Hermès +2,68% à 1688,50 euros).
Ces trois valeurs ont réagi aux bons résultats du groupe suisse Richemont, propriétaire de la maison de joaillerie Cartier, avec un chiffre d’affaires meilleur qu'attendu au premier trimestre décalé, en hausse de 17%, à 6,3 milliards d'euros.
Dans un autre secteur, les bons résultats du géant néerlandais de la technologie ASML, dopé par l'IA, n'a pas profité à STMicroelectronics, qui reculait vers 10H15 de Paris (-0,57% à 61,01 euros).
Pour le reste, les investisseurs regardaient également du côté des prix du pétrole qui remontaient mercredi.
Vers 10H30 de Paris, le Brent de la mer du Nord, référence en Europe, s'échangeait à 86,32 dollars (+1,88%) et le WTI américain repassait au-dessus des 80 dollars (80,70 soit +1.71%).
"Une prolongation du conflit pourrait pousser le Brent vers les 100 dollars et raviver fortement les pressions inflationnistes", observent les analystes du gestionnaires d'actifs Aurel dans leur bulletin quotidien.
Les prix du pétrole étaient montés jusqu'à 120 dollars le baril de Brent avec le conflit lancé par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février.
Le pétrole est considéré comme un vecteur d'inflation, qui a entraîné un relèvement des taux par la Banque centrale européenne (BCE) en juin.
Mardi, le recul de l'inflation américaine a soulagé les investisseurs du monde entier, éloignant la possibilité d'un resserrement monétaire par la Réserve fédérale (Fed).
Le nouveau chef de la Fed Kevin Warsh n'a pas changé son discours de fermeté pour autant, s'engageant mardi devant les parlementaires des Etats-Unis à reléguer au passé "les cinq dernières années" d'inflation élevée.
"Au total, si le chiffre d’inflation a offert un répit aux marchés, il ne modifie pas le scénario de fond : les banques centrales restent prudentes et l’évolution du conflit au Moyen-Orient continue de conditionner les anticipations de politique monétaire", observent les analystes de Natixis.
Sur le marché obligataire, le taux d'emprunt de l'Etat français à dix ans augmentait avec un rendement de près de 3,92% contre 3,89% la veille à la fermeture.
E.Fournier--MJ