La Bourse de Paris salue la baisse du pétrole et les vieilles valeurs de l'innovation
La Bourse de Paris a progressé jeudi, portée par la baisse du pétrole et la revanche de deux valeurs anciennes de l'innovation, qui ont profité d'un coup de semonce sur l'intelligence artificielle à New York.
L'indice CAC 40 a progressé de presque 100 points (93,87, +1,15%) à 8.244,29 points. La veille, le panier des 40 plus grandes valeurs boursières françaises avait cédé 0,71%, pour terminer à 8.150,42 points.
Capgemini (services numériques, +6,61% à 104,20 euros) et Dassault Systèmes (logiciels, +5,94% à 20,16 euros) ont réalisé la meilleure performance du jour.
Inversement, les investisseurs ont vendu des titres de STMicroelectronics (semi-conducteurs, -2,58% à 66,72 euros), une valeur qui a fortement progressé depuis le début de l'année avec l'enthousiasme pour les infrastructures de l'intelligence artificielle (IA).
Paris a ainsi traduit le recul au Nasdaq à New York du fabricant de semi-conducteurs Broadcom (près de -13% vers 17H30 GMT), interprété comme un coup de chaud sur le développement de l'IA.
Broadcom a fortement dévissé faute d'avoir relevé ses objectifs annuels.
"Les attentes des investisseurs sont élevées. Ils considèrent que la croissance, c'est bien, mais qu'il faut faire attention au prix de la croissance", décrypte Kevin Thozet, conseiller portefeuille pour Carmignac.
Comme les autres places européennes, Paris a été portée par la baisse des prix du pétrole, alors qu'aucun progrès n'a été enregistré pour la réouverture du détroit d'Ormuz qui bloque 20% de la consommation mondiale, provoquant un "choc d'offre" inflationniste.
Jeudi, la tonalité des discours était offensive. Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a assuré que les Etats-Unis et Israël avaient subi un "revers cuisant" dans la guerre contre son pays, au moment où les négociations de paix entre Washington et Téhéran butent notamment sur la question du Liban.
Vers 19H30, le Brent de la mer du Nord, référence en Europe reculait malgré tout fortement (-3.23%) à 94,65 dollars le baril. La baisse du WTI américain était encore plus accentuée (-3,80% à 92.37 euros).
Trop peu, trop tard? L'agence Fitch a estimé que "la crise pétrolière assombrit les perspectives de croissance mondiale" et qu'elle revoyait ses prévisions à la baisse "de 0,2 point de pourcentage, à 2,4 %".
M.Parisi--MJ