Monaco Journal - La Bourse de Paris recule avant la fin du cessez-le-feu, Thales et Safran dégringolent

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La Bourse de Paris recule avant la fin du cessez-le-feu, Thales et Safran dégringolent
La Bourse de Paris recule avant la fin du cessez-le-feu, Thales et Safran dégringolent / Photo: ERIC PIERMONT - AFP/Archives

La Bourse de Paris recule avant la fin du cessez-le-feu, Thales et Safran dégringolent

La Bourse de Paris a terminé dans le rouge mardi, plombée par des perspectives de plus en plus incertaines au Moyen-Orient, et par la chute de ses poids lourds Safran et Thales.

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Le CAC 40 a perdu 1,14% à 8.235,72 points, en recul de 95,33 points.

La veille, l'indice parisien avait déjà clôturé en repli (-1,12%) à 8.331 points, après un rebond vendredi.

"A quelques heures de l’expiration du cessez-le-feu, les États-Unis n’ont pratiquement d’autre choix que de brandir la menace d’une nouvelle escalade militaire", mais "c’est précisément ce qui rend les Bourses nerveuses", note Andreas Lipkow, de CMC Markets.

Entrée en vigueur le 8 avril, dans une guerre qui a fait des milliers de morts et ébranle l'économie mondiale, la trêve doit s'achever mercredi soir. La tenue d'un nouveau round de négociations entre Washington et Téhéran à Islamabad s'éloigne de plus en plus.

Donald Trump a accusé mardi l'Iran d'avoir "violé le cessez-le-feu à de nombreuses reprises", dans un message sur son réseau Truth Social.

Le gouvernement du Pakistan a, lui, déclaré mardi soir être toujours dans l'attente d'une réponse de l'Iran concernant l'envoi ou non d'une délégation à Islamabad pour une nouvelle série de négociations avec les États-Unis.

Aucune confirmation n'a en outre été obtenue côté américain que le président JD Vance irait au Pakistan. La télévision d’État iranienne a indiqué qu'"aucune délégation" ne s'y rendait, précisant que Téhéran attendait un "changement de comportement" des États-Unis.

Or, si "le détroit d'Ormuz n'est pas ouvert très rapidement, la pénurie menacera, avec à la clé une croissance qui va ralentir et une inflation qui va déraper", estime Nicolas Forest, de Candriam.

Dans ce contexte, les prix du pétrole sont repartis à la hausse en fin de séance. Vers 18H00 (heure de Paris) le Brent, référence du brut en Europe, montait de 2,65% à 98,01 dollars le baril. Son équivalent américain, le WTI, grimpait de 4,27% à 93,44 dollars.

Les taux d'intérêt des États ont aussi grimpé, sur fond de craintes d'un regain d'inflation consécutif à ce bond des prix du pétrole.

Côté valeurs, Thales a perdu 5,92% à 247,70 euros, malgré la progression de son chiffre d'affaires à un niveau supérieur aux attentes. C'est le chiffre des "commandes qui a +raté+" les estimations, selon les analystes d'UBS.

Safran a aussi nettement reculé (-6,80% à 282,40 euros), après une révision à la baisse de la recommandation de Jefferies, qui passe le titre de "à acheter" à "à conserver", sur fond d'"environnement de marché plus compliqué".

Le groupe informatique français Atos (-2,74% à 36,24 euros) a accusé une nouvelle baisse de ses ventes au premier trimestre, marqué par la cession de ses activités stratégiques à l’État, selon un communiqué publié mardi.

A.Lorenzi--MJ