Plainte contre Cyril Hanouna : sa mère et Shana Loustau racontent leur inquiétude
Le 3 novembre, sur le plateau de Tout beau, tout n9uf, Shana Loustau a révélé que la plainte visant Cyril Hanouna avait particulièrement inquiété Esther, la mère de l'animateur. En pleine nuit, cette dernière a contacté son fils pour lui faire part de son angoisse.
Le 3 novembre, sur le plateau de Tout beau, tout n9uf, Shana Loustau a révélé que la plainte visant Cyril Hanouna avait particulièrement inquiété Esther, la mère de l'animateur. En pleine nuit, cette dernière a contacté son fils pour lui faire part de son angoisse. "Je n'arrive pas à dormir.
C'est quoi cette histoire de Ouest France et de garde à vue? Je m'inquiète", lui a-t-elle écrit.
Touchée par ce message, Shana Loustau a tenu à lui adresser quelques mots en direct : "Esther qu'on embrasse bien sûr". Elle a ensuite expliqué pourquoi elle souhaitait revenir sur cette affaire : "Donc ce soir, on va aussi répondre à Esther qui est une maman inquiète. Et évidemment on la comprend."
La chroniqueuse a alors entrepris de reprendre les faits, après avoir constaté que plusieurs médias avaient consacré des articles à cette plainte. Une séquence de TBT9 à l'origine de la plainte visant Cyril Hanouna Tout remonte au 20 octobre, lorsque Cyril Hanouna s'en est pris à un article de Ouest-France consacré à son émission.
Signé par Maxime Fettweis, le papier questionnait la place accordée à la politique dans Tout beau, tout n9uf, alors que M6 avait annoncé vouloir privilégier le divertissement lors de l'arrivée de l'animateur sur W9. En direct, le présentateur qui s'était confié sur ses problèmes financiers avait tourné en dérision cette publication, en particulier en évoquant les audiences de NOVO19, avant de s'intéresser au parcours professionnel de son auteur. "J’ai mes équipes qui se sont intéressées à ce journaliste", avait-il en particulier déclaré.
Deux jours plus tard, François-Xavier Lefranc, directeur de la publication de Ouest-France, avait dénoncé publiquement cette mise en cause. Il affirmait que le journaliste avait ensuite reçu des "messages malveillants et insultants" et dénonçait une tentative d'intimidation.
Dans la foulée, la Ligue de défense des valeurs républicaines (LDVR) a saisi le parquet de Paris avec une plainte de 38 pages. Elle évoque en particulier des faits présumés de harcèlement moral par instigation, de complicité de harcèlement moral, de diffamation publique et d'injure publique. L'association réclame l'ouverture d'une enquête, l'audition de plusieurs protagonistes et le placement de l'animateur en garde à vue.
Shana Loustau remet en question la démarche de l'association Après avoir énuméré les nombreux titres de presse ayant relayé cette plainte, Shana Loustau a décidé de s'intéresser à l'organisme qui l'a déposée et à son président, Michael Bastien. Elle a en particulier rappelé que cette association, créée en 2023, avait déjà engagé des démarches visant plusieurs personnalités publiques, parmi lesquelles Jordan Bardella, Robert Ménard, Christine Kelly et Guillaume Pley.
Mais la chroniqueuse a surtout contesté sa capacité à agir dans cette affaire. "Cette association n'a aucun droit juridique sur cette affaire. Pour une plainte en diffamation et pour une plainte pour injure publique, il n'y a que la victime présumée qui peut porter plainte.
Et cette association n'a absolument rien à voir avec cette affaire. Donc à la limite, elle peut alerter le procureur, mais elle ne peut pas agir à la place de ce journaliste et elle ne peut pas donc lancer une action en justice", a-t-elle affirmé.
Shana Loustau a également évoqué des difficultés que Michael Bastien aurait rencontrées avec sa propriétaire parisienne, l'accusant d'avoir tenté de s'appuyer sur son association pour éviter une expulsion. Enfin, elle a mis en doute la confirmation même de la procédure : "Vous avez une vingtaine de médias qui a écrit un article sur une plainte qui n'a aucune valeur juridique et accessoirement que votre avocat n'a même pas reçu. Donc on ne sait même pas si cette plainte existe aujourd'hui".
A.Serra--MJ