Monaco Journal - Rameaux: Netanyahu autorise l'accès du patriarche latin de Jérusalem au Saint-Sépulcre, qui en avait été empêché

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Rameaux: Netanyahu autorise l'accès du patriarche latin de Jérusalem au Saint-Sépulcre, qui en avait été empêché
Rameaux: Netanyahu autorise l'accès du patriarche latin de Jérusalem au Saint-Sépulcre, qui en avait été empêché / Photo: JOHN WESSELS - AFP

Rameaux: Netanyahu autorise l'accès du patriarche latin de Jérusalem au Saint-Sépulcre, qui en avait été empêché

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé lundi que le patriarche latin de Jérusalem allait retrouver un accès immédiat à la basilique du Saint-Sépulcre, après avoir été empêché la veille par la police israélienne d'y accéder pour célébrer la messe des Rameaux, provoquant des réactions indignées à l'étranger.

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"J'ai donné l'instruction aux autorités compétentes d'accorder au cardinal Pierbattista Pizzaballa un accès total et immédiat à la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem", a écrit M. Netanyahu sur X tôt lundi.

C'est pour des raisons de sécurité qu'Israël a demandé aux fidèles chrétiens, juifs et musulmans de "s'abstenir temporairement" de se rendre dans les lieux saints de la Vieille ville, a-t-il soutenu, assurant que "les lieux saints des trois religions monothéistes à Jérusalem" ont été ciblées dernièrement par "des missiles balistiques" de l'Iran.

"Pour la première fois depuis des siècles, les chefs de l'Eglise ont été empêchés de célébrer la messe", a déploré dimanche un communiqué conjoint du Patriarcat latin de Jérusalem et de la Custodie de Terre Sainte.

Le cardinal Pierbattista Pizzaballa et le Custode Francesco Ielpo, chef des franciscains pour la Terre sainte, "ont été arrêtés en chemin et contraints de rebrousser chemin", ajoute le texte, qualifiant cet acte de "grave précédent" témoignant "d'un manque de considération envers la sensibilité de milliards de personnes à travers le monde qui, durant cette semaine, tournent leur regard vers Jérusalem".

Au début de l'offensive menée avec les Etats-Unis contre l'Iran le 28 février, les autorités israéliennes ont interdit les grands rassemblements, y compris dans les synagogues, les églises et les mosquées, notamment celle d'Al-Aqsa - troisième lieu saint de l'islam - durant le mois sacré du ramadan, et limité les rassemblements publics à environ 50 personnes.

La police a justifié sa décision par la configuration de la Vieille ville et des lieux saints, "une zone complexe" ne permettant pas l'accès rapide des secours en cas d'attaque, ce qui fait "peser un risque réel pour les vies humaines".

Mi-mars, des débris de missiles et d'intercepteurs étaient tombés dans la Vieille ville, notamment à proximité d'Al-Aqsa et de la basilique du Saint-Sépulcre, après des tirs iraniens.

"Il n'y avait absolument aucune intention malveillante, seulement la préoccupation de garantir la sécurité" du cardinal, a écrit sur X le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Toutefois, compte tenu de la semaine sainte qui s'ouvre pour les chrétiens dans le monde, les forces de sécurité israéliennes élaborent un plan pour permettre aux responsables religieux de prier (au Saint-Sépulcre) dans les prochains jours", a-t-il précisé.

- "Offense" -

La présidente du Conseil italien Giorgia Meloni a dénoncé "une offense non seulement pour les croyants, mais pour toute communauté qui reconnaît la liberté religieuse", et Rome a annoncé la convocation lundi de l'ambassadeur d'Israël en Italie.

Le président français Emmanuel Macron a également condamné la "décision de la police israélienne, qui s'ajoute à la multiplication préoccupante des violations du statut des lieux Saints de Jérusalem", Madrid déplorant de son côté "une attaque injustifiée à la liberté religieuse".

Le dimanche des Rameaux, qui ouvre la Semaine sainte, commémore la dernière montée du Christ à Jérusalem, où il avait été reçu par une foule en liesse à quelques jours de sa crucifixion et de sa résurrection le matin de Pâques.

D'après les estimations en 2023 du Patriarcat latin de Jérusalem, les chrétiens représentaient plus de 18% de la population de la Terre sainte (région qui inclut la Jordanie en plus d'Israël et des Territoires palestiniens) lors de la création d'Israël en 1948, mais ils sont désormais moins de 2%, pour la plupart orthodoxes.

Amman a dénoncé une "violation flagrante" du "statu quo juridique et historique en vigueur" et a appelé à la fin "des mesures entravant l'accès des fidèles à leurs lieux de culte".

Le Patriarcat latin avait annulé la procession traditionnelle du dimanche des Rameaux, qui part habituellement du mont des Oliviers pour rejoindre Jérusalem et attire chaque année des milliers de fidèles.

Des chrétiens palestiniens se sont alors réunis au monastère Saint-Sauveur pour célébrer.

Le pape Léon XIV a rendu hommage dimanche à Rome, après la prière de l'Angélus, aux "chrétiens du Moyen-Orient, qui souffrent des conséquences d'un conflit atroce".

"La guerre n'effacera pas la Résurrection (...) Dans cette terre qui continue d'attendre la paix, nous sommes appelés à être témoins d'un amour qui ne renonce jamais", a réagi le cardinal Pizzaballa dimanche soir.

burx-vid-anr/cf/anb/ega/tmt

S.Fontana--MJ